Si tu savais
l'envie du vide et de l'absence,
de la mort la grande espérance,
comme un départ sans importance...
Si tu savais
les haines contre moi retournées,
les agressions inachevées
comme pour mon corps mieux lacérer...
Si tu savais
mon mal entre peau et dedans,
ce mal affreux et lancinant
qui te substante tant et tant ...
Si tu savais
le bord des évanouissements
quand d'incontrôle les jambes te tremblent
tellement la crainte t'habite au ventre ...
Si tu savais
le sentiment d'absurdité
qui chaque soir vient visiter
tes rêveries empoisonnées ...
Si tu savais
la glue en toi qui colle ton Ame,
qui tout au fond te la placarde
jusqu'à ce qu'un jour elle désarme ...